L’objet du mois : Saint-Louis, verres à vin du Rhin modèle Chantilly Roemer

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Un peu d’histoire….

L’histoire de la manufacture de Saint-Louis commence en 1586, avec la création de la verrerie de Müntzthal, qui devient verrerie royale de Saint-Louis en 1767 sous le règne de Louis XV.

Les maîtres verriers de Saint-Louis percent le secret de la fabrication du cristal en 1781, un siècle après que la formule ait été découverte par l’anglais George Ravenscroft. A partir de 1829, Saint-Louis se consacre exclusivement à la fabrication du cristal et abandonne le verre.

Depuis lors, le cristal est toujours « soufflé bouche, taillé main, gravé et décoré à la main, à l’or 24 carats ou au platine » par des maîtres verriers et maîtres tailleurs parmi les meilleurs ouvriers de France.

Chimiquement, le cristal est un type de verre riche en plomb, qui le rend plus éclatant, lui confère la belle sonorité que nous connaissons, et le rend plus malléable que le verre. Grâce à cette malléabilité, le cristal peut être finement taillé, opération impossible avec du verre classique.IMG_2563

Le modèle Chantilly a été créé en 1958 à Saint-Louis. Sur un pied taillé en facettes hexagonales, le calice est décoré de motifs taillés de palmettes et croisillons. Il existe en cristal « incolore » ou coloré, dit alors Roemer, comme les exemplaires que nous possédons.

Encore aujourd’hui, comme toutes les réalisations de la maison Saint-Louis, il est fabriqué à la main par des maîtres verriers et tailleurs, un travail minutieux qui mérite d’être connu !

Fabrication d’un verre modèle Chantilly

Pour la fabrication de nos verres, un artisan commence par « cueillir » le cristal coloré en fusion sur une canne en acier. Pendant qu’il travaille le cristal au bout de sa canne avec pinces et mailloche pour lui donner sa première forme, le verrier ne doit pas cesser de tourner sa canne pour éviter les coulures. Il souffle ensuite une première fois avant de déposer le « pâton » dans un moule en acier qui formera le calice. Alors commence le soufflé tourné, pour creuser le calice et le lisser.

Lorsque le calice est prêt, le souffleur le donne à un autre artisan chargé de façonner la jambe du verre. Celui-ci la façonne uniquement à l’aide d’une pince, c’est à lui de juger de la hauteur et de trouver le bon équilibre pour la base, tout en maîtrisant l’assemblage au calice, avant de poser le tout sur de petits rails pour vérifier que le pied n’est pas de travers.IMG_2559

Toutes ces opérations doivent être effectuées en deux minutes trente maximum, avant que le cristal ne refroidisse et ne soit plus manipulable !

Le verre est ensuite placé dans l’arche de recuisson, qui permet de solidifier l’ensemble et de révéler les couleurs du cristal.

Une fois le verre refroidi, il est taillé. Là, c’est la main du tailleur, sur des meules de différents gabarits, qui va créer les croisillons et palmettes. Une opération qui nécessite 6 à 8 minutes par verre pour le modèle Chantilly, mais qui peut monter jusqu’à 40 minutes pour un seul verre du modèle Tommy !

Le verre passe ensuite un contrôle minutieux pour vérifier entre autres sa qualité, son étanchéité, la régularité du décor…. Avant que la signature de Saint-Louis ne soit apposée, et ce systématiquement depuis 1936.

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