L’objet du mois : Belle paire de candélabres par Auguste Nicolas Caïn

IMG_2813Auguste Nicolas Caïn (1821 – 1894)

Fils de boucher, Auguste Caïn commence par étudier la sculpture avec Alexandre Guionnet puis devient l’élève de François Rude. Sous sa direction et comme l’avait fait Antoine Louis Barye quelques années plus tôt, il étudie l’anatomie animale en dessinant au Jardin des Plantes de Paris, et se spécialise dans les bronzes animaliers.

Dans les années 1840, il propose des modèles d’orfèvrerie à motifs animaliers notamment à la maison Christofle : boites d’allumettes, gobelets, bougeoirs… Il commence à exposer de petites sculptures animalières en bronze ou leurs modèles en cire au Salon des Artistes Français en 1846.

A la fin des années 1840 il s’associe avec le sculpteur Pierre-Jules Mène (considéréIMG_2820 comme un des plus grands sculpteurs animaliers du XIXème siècle), et épouse sa fille en 1852. Il fond lui-même ses œuvres et celles de son beau-père.

S’il réalise beaucoup d’objets décoratifs animaliers comme nos candélabres, ou de petites sculptures, Auguste Caïn est également connu pour quelques commandes officielles de grande envergure, preuve de sa renommée, comme les tigres ornant le campanile de l’hôtel de ville de Poitiers ou les lions de l’hôtel de ville d’Oran en Algérie.

A la mort de Caïn, sa fonderie est fermée et les moules sont vendus à Ferdinand Barbedienne qui continue à effectuer des tirages au XXème siècle. L’absence du cachet de fondeur de Barbedienne sur nos candélabres prouve donc qu’il ne s’agit pas d’une fonte posthume mais bien d’un tirage du XIXème siècle par Auguste Caïn lui-même.

Vers l’Art Nouveau

IMG_2817Notre paire de candélabres au riche décor d’insectes, escargots et petits rongeurs, était à l’origine surmontée d’oiseaux, certainement de grands échassiers (grues ou hérons), dont il ne reste malheureusement plus que les pattes… Les bobèches sont formées de fleurs alternées de liserons, et les pieds asymétriques en forme de pattes de félin.

IMG_2821L’asymétrie et la forme violonée des pieds de ces candélabres, le répertoire ornemental tiré de la nature sont des caractéristiques de l’Art Nouveau naissant, qui nous laissent à penser que ces pièces ont été réalisées par Caïn à la fin des années 1880, l’acte de naissance de l’Art Nouveau étant traditionnellement fixé par les historiens d’art à l’année 1893 avec la création de la maison Tassel à Bruxelles par Victor Horta.

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s